109 - Bruxelles pourtant.

Posté par le 16 septembre 2013 dans Bruxelles | 30 Réactions

Bruxelles pourtant.

A cette ville, qui ne m’est rien ou pas grand-chose, je dédie mes nuits. Toutes mes nuits. Et les toutes premières lueurs de l’aube, qu’elles soient de feu ou de cendre. Et le ferraillement du premier tramway. Et les néons des cuisines où s’affairent ou se languissent des lève-tôt qui n’ont pas pris leur premier café encore. A eux, je songe en descendant mon dernier espresso. Et à l’envol de l’oiseau, qui est moineau ou condor selon les jours. Et à son frère de bec et de sang, le chaos, qui, de ses ailes longues et griffues, effleure sans se soucier de l’entamer le...

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108 - Par les forêts et les rivières.

Posté par le 24 mai 2013 dans Ailleurs | 16 Réactions

Par les forêts et les rivières.

Aujourd’hui, reparcourant distraitement les sublimes bêtises de James Fenimore Cooper dont je me régalais enfant, je me sens un peu comme le fameux dernier des Mohicans : forcément en voie d’extinction. Et ce n’est pas la maladie, la douleur qui m’éteindront, ce n’est pas la conscience d’être sur le fil ou le soupçon que les choses basculeront peut-être demain. Qu’elles basculent ou non ne m’émeut guère. Ce qui m’agite et me hante est bien au-delà. Cela se loge dans le regret, le souvenir. L’enthousiasme ou la rancœur des équipées périmées. Et je...

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81 - LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Posté par le 7 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 46 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Il faudrait pouvoir ne jamais oublier la douleur. La conserver comme une chose précieuse, intime, l’alimenter méthodiquement, la questionner, la brusquer quelquefois autant qu’elle nous brusque. Il faudrait pouvoir lutter pied à pied avec la douleur et que pourtant la joie demeure.

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74 - LE CENERI DEL PADRE : 5. L’envol.

Posté par le 12 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 47 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 5. L’envol.

C’est en me plantant à l’ombre d’un pin de la Piazza Bovio, que je me suis remis à écrire. Cela faisait un bout de temps que je ne parvenais plus à écrire et je n’avais aucune raison de penser que ça me reviendrait maintenant, au moment de ramener les cendres de mon père en Toscane.

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71 - LE CENERI DEL PADRE : 2. L’embouteillage ou Mais tu ne connais pas Caparezza ?

Posté par le 27 juillet 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 30 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 2. L’embouteillage ou Mais tu ne connais pas Caparezza ?

Après, nous voilà déjà sur le trajet de retour et j’ai le sentiment de n’avoir rien maîtrisé. Encore une fois, je n’ai rien appris, rien assimilé, rien creusé. J’ai laissé les cendres de mon père, là haut sur la colline de Populonia. Je les ai regardées se dissiper dans le vent et le maquis de Toscane.

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