72 - LE CENERI DEL PADRE : 3. « Da qua se ne vanno tutti ! »

Posté par le 1 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 38 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 3. « Da qua se ne vanno tutti ! »

J’aime à me rappeler parfois que mon père, Francesco Carbocci, est venu au monde dans une cuisine. Je suppose que tous les enfants d’ouvriers agricoles étaient conçus et naissaient entre le foin et la charrue en ces temps-là. Mais, excepté mon père, je n’ai jamais entendu parler de quiconque ayant eu l’impertinence de pointer le nez directement entre les fettuccini et la polenta.

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71 - LE CENERI DEL PADRE : 2. L’embouteillage ou Mais tu ne connais pas Caparezza ?

Posté par le 27 juillet 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 30 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 2. L’embouteillage ou Mais tu ne connais pas Caparezza ?

Après, nous voilà déjà sur le trajet de retour et j’ai le sentiment de n’avoir rien maîtrisé. Encore une fois, je n’ai rien appris, rien assimilé, rien creusé. J’ai laissé les cendres de mon père, là haut sur la colline de Populonia. Je les ai regardées se dissiper dans le vent et le maquis de Toscane.

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70 - LE CENERI DEL PADRE : 1. Calamoresco.

Posté par le 23 juillet 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 29 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 1. Calamoresco.

Nous étions tous les quatre, ce soir-là, à Calamoresco. J’étais demeuré au sommet de la falaise, à fumer, à penser à des choses à moi. Les autres avaient filé tout droit sur le sentier qui mène à la plage de galets. J’entendais la voix de Lorenzo qui les invitait à se dépêcher. Je n’entendais ni Angela, ni Paolo, mais je pensais qu’ils avaient atteint à leur tour la plage de galets. Nous étions quatre frères et sœur à Calamoresco. Et ce matin, nous avions ramené les cendres de notre père, là-haut, à Populonia.

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31 - In questo mondo di ladri.

Posté par le 31 mars 2011 dans Ailleurs, Piombino e dintorni | 4 Réactions

In questo mondo di ladri.

Il y a quelquefois des images qui n’ont réellement de sens ou d’intérêt que pour leur auteur. Si c’est le cas de celle-ci, je m’en excuse… et m’en explique. Les hommes de mon bled en Toscane se rassemblent depuis toujours pour causer politique tout le long du Corso Italia, le grand boulevard qui mène de l’entrée du bourg au littoral. J’étais tout môme encore et je me souviens avoir passé de longues heures ennuyeuses en compagnie de mon père ou de l’un de mes oncles : passer par le Corso Italia signifiait forcément y achever la journée en palabre. Puis vinrent...

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