81 - LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Posté par le 7 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 46 Réactions

Il faudrait pouvoir ne jamais oublier la douleur. La conserver comme une chose précieuse, intime, l’alimenter méthodiquement, la questionner, la brusquer quelquefois autant qu’elle nous brusque. Il faudrait pouvoir lutter pied à pied avec la douleur et que pourtant la joie demeure.

Lire la suite →

78 - LE CENERI DEL PADRE : 8. Traîne pas du côté de la via Garibaldi !

Posté par le 6 octobre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 24 Réactions

Aujourd’hui – tranquillement, sans plus chercher ni la provocation, ni le conflit – j’ai admis depuis longtemps que rien de ce que l’on peut penser, dire ou accomplir à l’âge adulte n’aura jamais plus d’épaisseur ou de sincérité qu’une rébellion adolescente. J’ai admis qu’une raison de s’exalter ou de se rebeller à l’adolescence devrait demeurer une raison de s’exalter ou de se rebeller à l’âge adulte.

Lire la suite →

76 - LE CENERI DEL PADRE : 7. Nous ne leur pardonnerons rien, car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Posté par le 1 septembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 36 Réactions

Je ne sais ce qui m’a pris de penser à ces choses-là. Aussitôt, j’étais en rage, humilié, comme la toute première fois. Je venais de dépasser les horloges de la Piazza Gramsci et ça m’a pris en traître. Ça te prend toujours en traître, comme une rage de dents, un coup de poing dans l’estomac. Ça te plie en deux, ça t’allonge aussi sec. Un moment plus tôt, je ruminais déjà des trucs dans ma tête, mais je pouvais gérer. Puis, ça m’est venu, comme lors de mes huit ou neuf ans. A cet âge-là, tu ne te sens pas encore tout à fait obligé d’assimiler.

Lire la suite →

75 - LE CENERI DEL PADRE : 6. Comme serpents en amour.

Posté par le 22 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 25 Réactions

Je suis demeuré aux Canali un long moment encore, laissant filer les heures chaudes. Comme Peau de Chagrin, le coin d’ombre et de fraîcheur où je m’étais blotti n’avait d’abord cessé de se réduire. Ensuite, il se grignotait de nouveau un périmètre, reprenait un peu d’ampleur, mais je n’étais toujours pas résolu à bouger. J’avais peut-être encore des choses à creuser par ici, des histoires à me raconter.

Lire la suite →

74 - LE CENERI DEL PADRE : 5. L’envol.

Posté par le 12 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 47 Réactions

C’est en me plantant à l’ombre d’un pin de la Piazza Bovio, que je me suis remis à écrire. Cela faisait un bout de temps que je ne parvenais plus à écrire et je n’avais aucune raison de penser que ça me reviendrait maintenant, au moment de ramener les cendres de mon père en Toscane.

Lire la suite →