111 - Élisa.

Posté par le 10 octobre 2013 dans Piombino e dintorni | 24 Réactions

Élisa.

Élisa, petit être vif et fragile, mon lutin de l'Oural, m'accompagnait avec Bénédicte, sa mère, et Guillaume, son frère, dans mon pays de Toscane cet été. Chacune de ses moues était une narration et un paysage : Élisa s'imposa naturellement comme modèle.

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99 - LE CENERI DEL PADRE : 11. Mio fratello è figlio unico.

Posté par le 7 novembre 2012 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 28 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 11. Mio fratello è figlio unico.

Enfant, je pouvais me montrer quelquefois prépondérant et vindicatif dans mes jeux avec mes frères. J’étais l’aîné : c’est une place qui se défend chèrement. Mais je n’étais pas compétiteur. Je ne l’ai jamais été. J’ai conçu d’emblée ce que la compétition avait de mesquin et d’irresponsable. Que ça n’avait pas de sens de courir sans prendre le temps de considérer vraiment les choses et qu’on ne considère vraiment les choses qu’en se plaçant à la même hauteur que les autres. Tout môme, j’appréhendais d’instinct que c’était affaire de priorités, de valeurs. Et je sais que ce mépris juvénile de toute compétition, de toute performance individuelle, a fait de ma vie ce qu’elle est maintenant.

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97 - Et attendre l’orage sur des perrons.

Posté par le 28 mai 2012 dans Piombino e dintorni | 40 Réactions

Et attendre l’orage sur des perrons.

J’ai pris cette image à Marciana Marittima durant l’été de 1987. Elle nous ramène en Toscane : c’est que je suis en train d’achever le chapitre XI des Ceneri del padre. Un tas de bonnes et de mauvaises raisons m’ont éloigné de l’écriture ces dernières semaines. Je ne sais si l’un ou l’autre de mes visiteurs espérait encore un chapitre XI. Mais là, promis, juré : si quelqu’un s’en soucie, je poste la suite avant l’été.

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84 - LE CENERI DEL PADRE : 10. Mambo sur le rivage.

Posté par le 24 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 29 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 10. Mambo sur le rivage.

Alors, il faut pouvoir redescendre à présent, prendre sur soi et se satisfaire de la chose accomplie. Il faut pouvoir affronter les choses à hauteur d’homme : les bonnes et les mauvaises, savoir que la vie ne mise rien pour toi et rien contre toi. C’est juste de la vie. C’est comme ça. Ça prend du moche quand ça lui chante, du bon quand ça lui vient. Ça n’explique pas, ça ne raisonne pas. Et quand ça s’arrête, on n’est pas plus avancé : on se bouloterait tout l’entendement à chercher du sens.

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81 - LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Posté par le 7 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 46 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Il faudrait pouvoir ne jamais oublier la douleur. La conserver comme une chose précieuse, intime, l’alimenter méthodiquement, la questionner, la brusquer quelquefois autant qu’elle nous brusque. Il faudrait pouvoir lutter pied à pied avec la douleur et que pourtant la joie demeure.

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