50 mm 1.8 Archives - Page 3 de 3 - Et si un regard par la fenêtre... Marco Carbocci | Et si un regard par la fenêtre... Marco Carbocci

101 - Fête de l’Humanité.

Posté par le 17 janvier 2013 dans Paris | 24 Réactions

Fête de l’Humanité.

Un jour, m’arrachant inopinément de rêveries apaches, j’ai relevé la présence de ces deux dormeurs devant la sortie du métro à Lamarck-Caulaincourt. Sans les voir, j’étais passé cent fois dans les parages. C’est qu’on avance parfois et on se confronte aux autres comme on se torche. Ou alors, on trace en terrain précaire, bardé de trop de colères, d’infinies certitudes. J’ai des certitudes et j’ai des colères plus vieilles que le vent et je ne me soucie plus par-moments de ce qu’elles combinent et remuent dans leur bande. L’écœurement également est une...

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98 - Sortie de coma.

Posté par le 6 septembre 2012 dans Bruxelles | 49 Réactions

Sortie de coma.

J’ai quitté la salle d’op en état de choc. La veille, je songeais à négocier avec le toubib la possibilité d’embarquer au bloc au moins mon compact. J’étais au top. Me la jouais caïd et zéro stress. Le reliquat me revient en flashback. Sur le billard, je me régalais encore. Je matais l’horloge et décortiquais ses tic-tac, rétif à me faufiler illico dans le black. Jusque-là, c’était correct. Je taquinais, tranquille, les membres du club. Je matais les infirmières : bonjour les infirmières ! Puis j’ai vu, comme deux chélicères, les pattes du doc convergeant...

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95 - House credibility.

Posté par le 9 avril 2012 dans Ailleurs | 61 Réactions

House credibility.

Je repense parfois à ces après-midis longs comme un dimanche que je passais à m’ennuyer à la fenêtre. Mes frères, ma sœur, emplissaient l’appartement de leurs cris d’apache. Du haut de mes dix ans, je m’estimais trop grand, trop vieux, pour me mêler à leurs jeux. J’étais ailleurs, le front et les dix doigts collés à la fenêtre. Il n’y avait pas beaucoup de passage dans la rue. Rien à épier, sinon d’autres fenêtres. Mais je redoutais terriblement ce moment fatal où quelqu’un dirait : « Et si tu sortais un peu pour profiter du soleil ? » Je n’en avais...

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93 - Dans le silence des cimetières.

Posté par le 20 mars 2012 dans Bruxelles | 25 Réactions

Dans le silence des cimetières.

Dans le silence des cimetières, je songe aux enfants qui meurent. Des enfants que l’on tue sans raison, me dis-je, mais s’il existe tout de même une raison elle est abominable et démente. Je songe aux enfants juifs de Toulouse et au monde noir et froid où l’on tue des enfants parce qu’ils n’ont pas le label local. La mort des enfants de Toulouse est un cri qui perce les croassements partisans de tous les corbeaux politiques. Un cri comme un coup de poing, qui te va droit au ventre et te lacère le cœur et te remue l’œsophage.  Un long cri qui déchire le silence des...

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92 - Nous voulons tout/Nous prenons tout.

Posté par le 2 mars 2012 dans Ailleurs | 42 Réactions

Nous voulons tout/Nous prenons tout.

Nous voulons tout/Nous prenons tout – We want everything/We take everything – Vogliamo tutto/Prendiamo tutto. Régis Matthey me proposait un entretien sur les pages de son blog cette semaine. D’abord, je l’avoue, je tergiverse un brin dans ma bande : l’univers photo de Régis, c’est du haut-de-gamme, du lauréat de concours, me dis-je. Puis ça affiche du 25 ou 30 ans de moyenne et je vais encore passer pour le dinosaure du cirque, m’affolé-je, le vieux crouton moisi dans la vieille soupe punk. Le temps que je rumine mes états d’âmes, Régis m’a cependant déjà...

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