[Les « Ceneri del Padre » – pour qui prendrait le texte en route – interrogent le voyage que mes frères, ma sœur et moi avons entamé, avec notre mère, en juin 2011 pour ramener les cendres de notre père dans son pays de Toscane. Les dix premiers chapitres racontent les retrouvailles avec l’Italie et la famille jusqu’à la dispersion des cendres au sommet de la colline de Populonia. Le présent chapitre reprend au lendemain de cette dispersion. Tu me feras plaisir si tu lis le texte. Si tu n’en as ni le temps, ni l’envie, il reste les images.]

 

À Campiglia Marittima, ce matin, j’avais envie de me perdre et de me retrouver sans l’aide de personne.

Se perdre dans les ruelles étriquées de Campiglia est la chose la plus aisée du monde. Je n’ai jamais manqué de m’y égarer et je suis convaincu que les habitants de Campiglia continuent de le faire également. En somme, il n’y a que les touristes qui ne prennent pas la peine de se compromettre : ils ont acheté le parcours fléché en descendant du bus. Mais, au bout d’un moment, ce doit être galère de se taper Campiglia avec un plan : ça doit te mystifier méchamment les synapses de plaquer une logique, une syntaxe à ce labyrinthe.

J’étais d’abord demeuré un moment au zinc du Nesci Bar, baratinant un peu Luana, la serveuse, lui bradant tout un tas de grands mots sur de toutes petites choses. Baratiner Luana aussi était à la portée de tout le monde : elle était tout sourire, toute envie de plaire, de s’épancher gentiment et puis d’écouter. Et moi, lui parlant ou l’écoutant, j’avais le caprice d’imaginer un moment que ses vingt ans ne s’offusquaient pas de mes quasi cinquante.

Mais réellement, ça n’avait aucune importance. Je ne misais rien dans cette partie-là, si ce n’est ce brin de conversation que nous échangions tous les deux. Parce que parler et écouter l’autre a toujours été la chose que j’ai le plus spontanément envie de faire en Italie. Aussi, parce qu’il n’y a que lorsque je reviens dans mon pays d’origine que je suis à peu près capable d’appréhender le temps qui file sans anxiété.

Nous nous étions levés très tôt ce matin-là, mes deux frères et moi. La veille pourtant, épuisés, sur les jantes, nous nous étions promis de traîner au plumard. Nous avions prévenu notre mère et notre sœur qui demeuraient à Piombino, chez Zia Norma : pas question de nous voir débarquer en ville avant l’après-midi. Mais va-t’en rester sous les plumes avec cette chaleur ! Tu te tournes, un coup à gauche, un coup à droite, et tu as la sensation de grésiller comme une poêlée d’ail et d’oignons dans ta propre sueur.

La maison de campagne que nous occupions tous les trois était une étuve dès les premières lueurs de l’aube. Dehors en revanche, il restait comme un rien de fraicheur qui collait aux pierres et se cachait dans l’intimité des herbes. Je m’étais logé sous la pergola, suçotant sans l’allumer mon demi-toscanello, appréciant le gout de vieux cuir qu’il me laissait sur la langue.

Confusément, je sentais que les gestes, les mots devaient demeurer en suspens maintenant. Je savais que nous venions d’entrer dans une sorte de transition, un espace morne où chacun de nous se demanderait mollement quoi penser, quoi faire et comment le manifester. Nous avions accompli ce que nous étions venus faire en Toscane. Nous avions mené le deuil et le rituel à leurs termes. Il nous restait quelques jours avant de remonter vers le Nord et, jusque-là, personne ne s’était permis de songer à ce que nous allions en faire.

Paolo d’abord m’avait rejoint sous la pergola, le bandana noué, façon biker, sur la tête : « Café ? » J’opinai. « Allons le prendre au bar », enchaînait-il. Ensuite : « On monte à Campiglia ou on descend à Cafaggio ? – A Campiglia, poussait Lorenzo en nous rejoignant. Il n’y a rien à voir à Cafaggio. – Eh ! fit Paolo. On va juste prendre un café. Qu’est-ce que tu veux voir ou faire avec cette chaleur ? – Oui, oui ! », se contentait de lui renvoyer Lorenzo.

Nous voilà tous les trois dans la Chrysler, eux devant, moi derrière. « On fera quoi après le café ? relançait déjà Lorenzo. J’ai envie de manger des bombolloni – Il y en aura sûrement au bar », parait illico Paolo. Lorenzo m’a regardé, pour guetter je ne sais trop quelle confirmation de ma part. J’ai balancé un instant à lui parler du Mercatino de Piombino et de toute la gamme des pâtisseries locales que l’on y trouve, mais me suis souvenu à temps du gros point d’exclamation que j’avais tracé dans mon carnet mental : j’avais plus ou moins résolu de ne pas me montrer au Mercatino. Même si, sur le moment, je ne me rappelais plus pourquoi.

Campiglia paraissait toute proche depuis la maison où nous logions. À mi colline, il semblait que nous n’avions qu’à tendre un peu la jambe et le souffle pour y monter. Les fréquents lacets de la route en revanche s’obstinaient à nous éloigner toujours un peu plus de notre destination et nous avions constamment le sentiment d’avoir manqué un virage, un croisement.

Ce chemin qui va de Cafaggio à Campiglia était nouveau pour nous. Auparavant, lorsque nous allions en famille à Campiglia, nous prenions la route qui part de Venturina. Nous passions d’abord saluer zio Enzo et zia Iama à Venturina. Puis quelqu’un finissait fatalement par larguer : « Et si nous montions tous ensemble à Campiglia ? » Nous, les mômes, ça nous convenait : en embarquant Iama, Enzo et leurs enfants, nous savions qu’il y aurait à coup sûr un arrêt à déguster des glaces gigantesques sur la place. Notre père était moins emballé. On était bien là, sous la pergola. Quelle idée d’aller se rissoler le cuir à Campiglia ! « On en profitera pour saluer maman au Camposanto », lui sortait sa sœur Iama. Une virée au cimetière ? Notre père, résigné, hochait mollement la tête.

Le cimetière monumental de Campiglia se logeait un peu en contrebas des murailles et nous paraissait aussi grand et compliqué que la cité elle-même. Je me souviens que nous mettions toujours plein de temps à localiser la tombe de ma grand-mère. Dans la blancheur immaculée du cimetière, le soleil incendiait les marbres. Nous longions de longs murs de colombaria, trainions le plus longtemps possible sous des portiques, avant de nous résoudre à quitter l’ombre pour nous aventurer entre les parcelles.

Je n’ai pas connu ma grand-mère Altumira. Elle était née à Campiglia, mais je ne sais rien de cette partie de ma famille. Enfants, on nous répétait que notre père était un peu cousin avec la plupart des habitants de Campiglia. Ça ne nous édifiait pas plus que ça et notre père lui-même n’avait pas l’air de se soucier beaucoup de cette lointaine parentèle.

Quelquefois, l’une ou l’autre personne nous arrêtait dans les ruelles. C’était d’abord un tout jeune homme : « c’est mon oncle », nous disait notre père. Puis, c’était une petite vieille sapée comme un jour de carême : « c’est ma petite cousine », nous expliquait-il. Nous, les mômes, ça nous faisait pouffer chaque fois. C’était chic d’appartenir à une famille italienne. Ça bousculait toutes les conventions. Et nous nous mettions à nous relancer bruyamment à propos de tel petit vieillard, par exemple, qui avançait dans notre direction et était peut-être de nos arrières petits-neveux.

Aussi, Campiglia nous semblait un terrain de jeu épatant. Avec nos cousins, nous commencions à nous éloigner un peu des adultes. Mais déjà notre mère ou zia Iama nous rappelaient à l’ordre : « Ne vous éloignez pas, vous ne retrouveriez pas votre chemin ». Nous, c’est exactement ce qui nous bottait dans la zone : ce pays merveilleux nous promettait de monstrueuses parties de cache-cache. Celui qui se collerait à chercher les autres y passerait des années. Paolo ou notre cousin Gianni, les plus jeunes, semblaient tout désignés.

« Arrêtez vos bêtises, disait notre mère, vous allez faire pleurer votre frère. » Iama et Enzo aussi chapitraient leurs enfants. Et comme nous protestions, notre père élevait la voix. Cela sonnait comme un ultimatum. Aucun de nous n’aurait osé s’opposer à l’injonction paternelle. Dans le clan adulte, notre père incarnait toujours l’autorité la plus incontestable. Et cependant nous demeurions fondamentalement convaincus que quelque chose en lui n’aurait pas désavoué cette géante partie de cache-cache.

C’est peut-être le genre de choses que j’aurais pu confier à Luana, la serveuse du Nesci Bar. Lui dire aussi mon nom. Voir un peu si nous n’avions pas quelque ancêtre en commun et puis en rire. Je ne sais pourquoi, je préférais cependant me diluer dans l’informel et la platitude.

Alors, Lorenzo est venu me relancer au zinc du Nesci Bar. « Tu fais quoi ? J’ai convaincu Paolo de monter à la citadelle. – Je vous suis », ai-je fait. J’ai allongé ma mitraille sur le zinc. Paolo s’est radiné à son tour. J’étais vaguement curieux : « Qu’est-ce qui t’a décidé à te taper la citadelle ? – C’était ça ou l’éternelle visite au cimetière. » À ce moment-là, quelque part dans les dépendances, une radio jouait une vieille chanson de Rino Gaetano :

Mio fratello e’ figlio unico malpagato
derubato deriso disgregato e ti amo Mariù-ù-ù.”

J’ai écouté la fin de la chanson et j’ai salué Luana. Lorsque j’ai passé la porte du Nesci bar, j’ai vu Lorenzo et Paolo qui s’engageaient sous un des portiques de la cité médiévale. Parvenant à mon tour sous le portique, je les avais déjà perdus de vue.

J’ai allongé le pas, ai tenté d’abord de les rattraper : c’était peine perdue. Ils avaient pu prendre cette ruelle ou ces escaliers, s’engager à gauche ou à droite. Il doit y avoir mille trajets pour accéder à la citadelle et aucun n’y monte directement. Il faut se laisser avaler par la cité, s’y jeter comme on se jette dans la vague, fermer les yeux et voir où le reflux nous mène. J’ai donc renoncé à chercher mes frères.

À Campiglia, la logique et l’alignement – nécessaires aujourd’hui à la béatitude des conseils d’urbanisme et des classes moyennes – n’ont jamais eu le loisir de pointer le nez. On cible la citadelle et la route soudain se met à descendre. On cherche à atteindre le bas de la ville et il faut monter. On y monte, on y descend, on y tourne, sans souci d’aller loin, de faire vite, d’arriver le premier. On y vit encore, on y chemine, en se moquant du grand nivellement mondial.

J’allais au coup de cœur : suivant les méandres des ruelles, alternant escaliers et passages voutés. Mon chemin montait en pente raide la plupart du temps, redescendait parfois, puis remontait encore. Par moments, croyant m’enfoncer au plus profond de la cité, je me trouvais rejeté dans sa périphérie. Là, des chemins plus larges se croisaient en bordure de pente et l’on pouvait contempler la plaine et mesurer la distance qui nous séparait du sommet de la colline. Il fallait choisir alors la ruelle qui semblait la plus sombre, celle qui nous ramènerait aux entrailles de la cité.

J’avançais depuis un long moment déjà lorsque je me suis trouvé encore une fois refoulé en périphérie. En repérant l’espace lumineux au bout de la ruelle, j’étais convaincu cependant d’avoir enfin localisé la citadelle. Un court instant, je m’étais mis à jubiler : j’allais sûrement me pointer là avant mes frères et ça me permettrait de me la jouer « premier de peloton ». Puis, j’y repensais : quelle importance d’arriver le premier ?

Enfant, je pouvais me montrer quelquefois prépondérant et vindicatif dans mes jeux avec mes frères. J’étais l’aîné : c’est une place qui se défend chèrement. Mais je n’étais pas compétiteur. Je ne l’ai jamais été. J’ai conçu d’emblée ce que la compétition avait de mesquin et d’irresponsable. Que ça n’avait pas de sens de courir sans prendre le temps de considérer vraiment les choses et qu’on ne considère vraiment les choses qu’en se plaçant à la même hauteur que les autres. Tout môme, j’appréhendais d’instinct que c’était affaire de priorités, de valeurs. Et je sais que ce mépris juvénile de toute compétition, de toute performance individuelle, a fait de ma vie ce qu’elle est maintenant.

Alors, je me suis assis sur un muret à considérer les jardins et les toits qui s’étageaient en contrebas. Cette petite môme a surgi en courant d’une ruelle et s’est collée face au mur devant moi. Mon regard fut ferré illico par ses grands yeux noirs, un peu tristes. Il y avait quelque chose de furtif et d’inquiet dans son attitude, mais j’ai compris tout de suite que ce n’était pas ma présence qui l’alarmait. « Ciao », ai-je fait. Elle m’a répondu d’un hochement de tête impatient.

Elle me montrait le dos à présent, mais tournant quelquefois sa frimousse dans ma direction. « Me regarde pas ! », fit-elle. Moi, vaguement interloqué : « D’accord. Je ne te vois plus. Je ne sais même pas ce que tu fais. – Je compte jusque cent et tu vas m’embrouiller. – Tu sais compter jusque cent ? – Oui, un peu. – Moi aussi, un peu. Alors, je ne te regarde pas, mais je vais compter aussi. » Elle s’est immobilisée et m’a jeté un regard sceptique : « Mais toi, tu ne joues pas. – Bien sûr que je joue. – Avec qui ? – Avec mes petits frères et ma sœur. »

Elle s’est remise à gratter la pierre. Je l’entendais ânonner des chiffres à mi-voix. Soudain : « Qu’est-ce qui vient après quaranta nove ? – Cinquanta, lui ai-je soufflé – …cinquantuno, cinquanta due », embrayait-elle. Et puis : « Ils s’appellent comment tes frères et ta sœur ? – Lorenzo, Angela et Paolo. – Et c’est toi le plus grand ? – Non, c’est mon père le plus grand. – Il joue aussi ton père ? – Oui, oui, il est caché. – Mais tu vas le trouver ? – Bien sûr que je vais le trouver. – …novanta nove, cento ! », abrégeait-elle. Et elle filait, sans un regard en arrière. De mon côté, je me suis remis en route également. Je suis retourné m’engouffrer dans le ventre de Campiglia.

Je suis arrivé le premier à la citadelle en fin de compte. J’ai eu le temps de me passer les mains, le visage à l’eau de la fontaine : en relevant la tête, j’ai vu se pointer Lorenzo, trainant Paolo dans son sillage comme un vieux chameau dégoûté. Tous deux se sont précipités à leur tour sur la fontaine. « On fait quoi maintenant ? Le cimetière, ça vous dit ? », poussait déjà Lorenzo. Paolo, haletant encore, s’est tourné vers moi : « T’as eu le temps de repérer les lieux ? Dis-moi qu’ils ont des oubliettes bien noires et profondes dans la zone. » Lorenzo a rigolé bruyamment.

Après, nous nous sommes mis d’accord pour économiser nos forces sur le funèbre et pousser tout de suite en direction de Piombino.  Cela nous a pris une heure pour retrouver la voiture. Mais nous n’étions pas pressés : chaque tentative d’itinéraire et chaque détour désormais nous renvoyaient à nous-mêmes.

 

[A écouter, si ça te chante : l’adaptation de la chanson de Rino Gaetano « Mio fratello è figlio unico » par le groupe Afterhours.]

 

  • Où : Campiglia Marittima.
  • Quand : 14 juillet 2011.
  • Appareil : Canon Eos 60d.

le 7 novembre 2012 | rubrique Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 28 Réactions | Imprimer Imprimer ou Générer un PDF

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28 Réactions

Photoblog Awards
  1. 34 réactions 11-7-2012

    Magnifique portrait de cette toute jeune fille qui se demande ce qui se passe autour d’elle,peut etre une future graffeuse sait on jamais .Bravo pour cette tres belle photo et excellente journée

    • 1238 réactions 11-8-2012

      Merci Noël. Je crois qu’elle se demandait surtout pourquoi ce vieux type sapé en biker lui tirait le portrait. Excellente journée à toi aussi.

  2. 20 réactions 11-7-2012

    La photo touche immédiatement, l’attitude de la fillette, son regard. Et l’on se demande qui elle est, comment tu en es venu à la photographier. Réponse dans le texte, magnifique comme les épisodes précédents, avec ses aller et retour entre le présent et le passé. Et l’on se rappelle, à la fois par la magie de la photo et par la précision des mots, à quel point le passé habite la vie qui coule en chacun de nous.
    Et puis, je suis content, Marco, de te voir reprendre la route, photographique et littéraire, après une longue convalescence. Comme on dit ici au Brésil : « firme e forte! ».

    • 1238 réactions 11-8-2012

      Oui, oui ! Je reprends la route. Finie la position horizontale, exit les examens, les sondes et les chambres d’hôpital. Je passe illico la deuxième et mets les gaz. Et si je reviens à l’hôpital, ce sera pour en agiter l’ennui dans une fiction.

  3. 25 réactions 11-7-2012

    Bon je vais t’avouer que je n’ai pas lu tout le texte … Mais la photo, ce visage interrogatif, la plongée qui la fait paraître encore plus fragile et cette douceur apportée par le noir et blanc !
    J’adore !

    • 1238 réactions 11-8-2012

      Quoi ? Comment pas lu tout le texte ? Nan, mais je l’ai dit d’emblée : je conçois que toute cette débauche de prose soit un brin déroutante sur un blog photo. Mais ça demeure mon principe : je suis auteur bien avant d’être photographe. Ceci posé, si mes images suffisent à raconter les histoires que je m’invente, c’est bien aussi.

  4. 25 réactions 11-7-2012

    Et vraiment content de voir que tu as repris du service !
    Toujours aussi mignonne les infirmières ?

    • 1238 réactions 11-8-2012

      A mon retour à l’hôpital, je l’ai dit par ailleurs, les infirmières avaient lu mon précédent post, celui où j’indique que « je matais les infirmières » avant ma première opération. Du coup, tout est devenu franchement cocasse et chaleureux.

  5. 1 réactions 11-7-2012

    On dirait du Cartier-Bresson.

    • 1238 réactions 11-8-2012

      N’exagérons rien. Mais oui : peut-être, quand je serai grand, j’essayerai de faire du Cartier-Bresson.

  6. 8 réactions 11-7-2012

    Elle est belle cette image délicate, envie d’y voir une remise en route… j’espère que tu vas mieux. A bientôt.

    • 1238 réactions 11-8-2012

      Tiens ! Ton commentaire m’y fait repenser : à l’époque où j’ai pris cette image, j’étais déjà quasi plié en deux comme un petit vieillard. Je dégustais, en les refoulant, les premiers symptômes. Non, mais là, ça baigne ! On se prend un café et on traque de la scène de rue quand tu veux.

  7. 33 réactions 11-12-2012

    Bien le bonsoir, je me répète encore, un vrai régal la suite du voyage au pays de ton enfance même si par moments je te sens un peu désabusé, mais il faut se remettre en mémoire l’ évènement qui provoque ce retour. La photographie est toujours aussi splendide et ce noir et blanc lui va à merveille
    A bientôt, amicalement.

    • 1238 réactions 12-22-2012

      Oui, il y a nécessairement une trame d’amertume derrière ce texte, les circonstances de sa mise en chantier ne me permettant guère l’exubérance.

  8. 1 réactions 11-15-2012

    Tres jolie photo, l’expression de la fillette me touche beaucoup, j’espere que la récupération physique se passe bien.

    • 1238 réactions 12-22-2012

      Merci Guillaume. Je l’ai dit par ailleurs : la récupération me laisse peu de temps pour m’occuper de ce blog ou pour visiter celui des autres. Mais j’ai enfin pris le temps de découvrir le tien et compte bien m’y manifester ponctuellement.

  9. 50 réactions 11-24-2012

    What an adorable portrait – I like how beautifully you’ve captured her shyness. Your composition and the perspective are fabulous too. Great work!

    • 1238 réactions 12-22-2012

      Thanks Martina.

  10. 1 réactions 11-25-2012

    Magnifique portrait de rue!

    • 1238 réactions 12-22-2012

      Très touché, Roland.

  11. 33 réactions 11-26-2012

    Comme elle se tient au mur, et comme son regard nous tient… et puis la douce descente, la rampe de pierre, les dessins des pavés, des presque tuiles au sol, une profondeur que j’apprécie au propre comme au figuré ici.

    • 1238 réactions 12-22-2012

      J’avais tenté un recadrage, mais je perdais en effet la profondeur. Comme toi, je crois qu’elle est essentielle ici.

  12. 8 réactions 12-30-2012

    J’aime beaucoup cette photo. Comme toutes les autres.
    C’est toujours émouvant de revivre ses souvenirs. De refaire le chemin de notre passé.

    J’en profite pour te soouhaiter une douce année 2013, une bonne santé et du bonheur.

    • 1238 réactions 1-5-2013

      Oui. Parfois ça fait mal aussi de trop creuser. Mais je n’y peux rien : j’adore ce job !

  13. 4 réactions 1-22-2013

    Bonjour Marco, Je ré-ouvre le livre et reprends le cours de ton récit, de ton histoire sous le soleil …
    Et puis, toujours tes images qui m’attirent l’oeil, ici, cette belle fraîcheur du regard où ailleurs, la vision d’un quotidien difficile comme cette Humanité qui n’est pas à la fête.
    Mais, que 2013 te remette sur les rails d’une santé de fer, Marco, le bonheur à la clé, toussa toussa …
    Dan

    • 1238 réactions 1-23-2013

      Merci Dan ! Oui, oui, je suis sur les rails et ça baigne. Grande année à toi aussi !

  14. 5 réactions 9-16-2013

    1..2..3…100.SOLEIL !!
    bises 😉

    • 1238 réactions 9-17-2013

      Bises partagées, Shiver.

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