FParis,RuedeRivoli12bis

Un jour, tu es cet homme qui prend un café et regarde distraitement le mouvement des passants à la devanture d’un bar, rue de Rivoli. Tu n’attends rien de particulier, ni personne, ce jour-là. Tu as le temps. Tu essaies de faire le bilan.

Tu te dis : On ne cesse jamais d’aimer. Il n’y a pas de raison pour que tu t’arrêtes précisément à cette idée-là, mais tu t’y arrêtes quand même. On ne cesse jamais d’aimer, évalues-tu. Quelqu’un t’a répondu un jour : « Non, on aime autrement ». Bon. Même si tu confesses avoir repris ça-et-là cette allégation à ton compte, tu démens formellement. On ne cesse jamais, jamais d’aimer, tranches-tu.

Alors, c’est comme se mettre à la recherche d’une chambre d’hôtel, passé minuit, un jour de neige. Tu fais quatre ou cinq hôtels et ils affichent complets et elle – qui marche à tes côtés et ne se plaint pas – a juste un petit couinement de déception et tu sais qu’elle a froid. Tu la serres fort contre toi. Non, elle ne se plaint pas. Elle te regarde en souriant et il y a toute la confiance du monde dans ce sourire-là. « Nous allons trouver », lui avances-tu. Et au moment de le lui énoncer, tu as confiance toi aussi. Tu sais que vous allez trouver une chambre et que tout ira bien et que vous aurez chaud.

Après, c’est comme s’éveiller dans cette chambre que vous avez fini par trouver tous les deux. Et la froidure a tout envahi à nouveau et les visages et les mains sont blêmes de ce matin frileux. Mais vous vous aimez encore : tu le goûtes sur ses lèvres, tu le sais dans ses yeux. Vous vous aimez assez, songes-tu, pour défier tous les matins frileux. Et soudain ça sonne comme une chose idiote, une abjecte série d’évidences. Tu la regardes s’habiller et tu sais que quelque chose est devenu moche. Ce n’est pas en elle et ce n’est pas en toi. C’est devenu moche parce qu’en tous lieux et en tous temps les choses deviennent moches quelquefois et qu’il n’existe pas même un responsable, un dieu mauvais, une institution policière à qui le reprocher.

Plus tard, vous vous tenez par la main, rue du Ruisseau, et vous savez qu’il est l’heure de vous quitter et les mots que vous échangez sonnent un peu faux. Oh ! Pas beaucoup ! Pas tellement plus que tout ce qu’on se dit toujours dans ces moments-là. Toi, tu aimerais pouvoir la serrer encore contre toi et la rassurer et lui murmurer à l’oreille tout ce qui réconforte et exalte et défie. Mais les phrases qui te viennent ne réconfortent pas et n’exaltent, ni de défient rien. Et cependant, tu essaies encore. Tu lui dis : « Je t’aime ». Ça ne t’a jamais coûté aucun effort de dire « Je t’aime » et, chaque fois que tu l’as dit, tu étais formidablement sincère. « Je t’aime ! Je t’aime », lui scandes-tu. Et puis, encore : « Tu es magnifique ». Elle a seulement ce petit sourire crispé et tu sais désormais qu’il est trop tard. Tu t’éloignes alors. Tu t’en vas, sans plus te retourner. Tu sais très exactement à ce moment-là que tu ne la reverras jamais. Et tu sais, avec la même évidence, le même écœurement de toi-même, que tu ne cesseras jamais de l’aimer.

Mais te revoilà à la devanture de ce bar de la rue de Rivoli – ou dans n’importe quel autre bar de n’importe quelle autre rue – et on vient de t’apporter le café que tu as commandé. On ne cesse jamais, jamais d’aimer, te répètes-tu, te chantes-tu, te martèles-tu. Bien sûr, on aime ailleurs. Avec parfois la même urgence, le même émerveillement. Ou alors, on attend. On ne se l’avoue pas, on jure le contraire, mais on attend tout de même. Et c’est absolument idiot. Parce que les choses qui te bouleversent réellement, qui t’agitent, qui te déchirent durablement le ventre et le cœur, ne te sont jamais données que l’instant de porter la tasse à tes lèvres et d’avaler la première gorgée de ce foutu café.

 FParis,RuedeRivoli10FParis,RuedeRivoli11FParis,RuedeRivoli12

  • Où : Paris, rue de Rivoli.
  • Quand : 15 novembre 2012.
  • Appareil : Canon Eos 60D.

le 17 avril 2013 | rubrique Paris | 60 Réactions | Imprimer Imprimer ou Générer un PDF

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60 Réactions

Photoblog Awards
  1. 25 réactions 4-17-2013

    Pas si souvent que l’on a le choix dans la photo (et n’y cherche là aucun contrepet … ) ce sera la 3 pour moi car aucun personnage ne vient distraire le regard à droite le laissant se fixer sur cet homme derrière son petit noir, car la dame à gauche qui sort de l’image (de la vie du monsieur ?) le fait d’un pas décidé.
    Une image qui illustre à merveille ton titre et une qualité de phote, de noir et blanc qui me laisse jaloux là !

    Le texte … ? Joker Marco !

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Ah ben bon ! Fallait lire le texte pour comprendre la logique des trois photos. Allez, je vais t’aider : lis juste la dernière phrase et c’est bon.

  2. 1 réactions 4-17-2013

    Forte. Intenso. Ha l’odore del vissuto, esattamente come quello del tuo caffè notturno che « buca » il monitor del pc … Google translate dice che: je suis déplacé… :)

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Veramente, c’è sempre un po’ di vissuto. Ciao Liana ! Bello vederti qui. Non tocca a me dirti se sei « déplacée » o meno (e chi se fotte del parere di Google ?), ma su questo blog posso assicurarti che non lo sei. Dimmi ! A quando un commento in francese ? In somma, basta buttarsi. O no ?

  3. 45 réactions 4-17-2013

    Superbe texte plein de profondeur et d’émotion qui correspond aux photos pour lesquelles je n’ai aucune compétence de jugement. Je les aime, c’est tout i

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Une nuit de travail que – mesquines – mes cinquante berges ont beau jeu de me reprocher tout au long de cette journée.

  4. 26 réactions 4-17-2013

    Superbe texte et l’illustration est en adéquation. A titre personnel je trouve les passantes de trop. Je n’ai plus la suggestion ni l’ouverture à mon rêve voire mon passé en partant de ton texte. Mon imaginaire est trop guidé. Ceci dit…..cela reste ton oeuvre donc il n’y a rien à critiquer 😀

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Eh ! Heureux de te revoir par ici, Véronique. Ma récente série d’hospitalisations ne m’a pas permis d’alimenter comme il se doit les contacts noués l’année dernière. Et tu fais vachement bien de venir me relancer ici. Alors, je comprends ton point de vue à l’égard des passantes, mais je dirais d’abord que la scène était un peu loin de moi (de l’autre côté de la rue en vérité et c’est une chance déjà que j’avais monté mon 17-85) et aurait peut-être perdu de sa lisibilité si je m’étais passé d’un premier plan. Ensuite, c’est vrai que je la vois comme ça : l’homme assis, concentré sur ses pensées, sa solitude, et les passantes qui, ignorant sa présence, ne se doutent pas davantage qu’elles ne sont elles-mêmes qu’un point du décor.

  5. 2 réactions 4-17-2013

    Comme si j’y étais…

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Joli compliment en vérité. Rien ne m’est plus agréable que de savoir qu’un lecteur se retrouve et s’incarne dans une de mes fictions. Ou alors, as-tu quelque expérience non-dite et que tu voudrais peut-être partager avec moi d’une semblable quête d’hôtel à minuit dans la froidure ?

  6. 17 réactions 4-17-2013

    Ce matin… j’allume machinalement l’ordinateur soupirant déjà qu’une grande journée de boulot m’attend alors qu’il fait si beau et que mon humeur, un tantinet nostalgique, me conduirait plutôt à déambuler à Lisbonne dans les pas de Pessoa, à danser un tango à Buenos Aires, ou descendre une bouteille de vodka en compagnie de Vissostsky en pleurant sur la marche du monde, les amis infidèles et les amours impossibles…
    Et là, ouvrant ma boîte mail, je tombe sur l’annonce d’une nouvelle mise en ligne sur ton site… le titre m’interpelle …l’urgence de lire et voir s’impose… Il y a des textes que l’on voudrait avoir écrit et l’on ne sait plus si l’on doit détester l’auteur d’avoir réussi là où nous avons échoué, de nous envoyer un uppercut en plein coeur quand on ne s’y attendait pas ou si l’on doit le remercier infiniment d’avoir pu, lui, mettre en mot ces émotions qui nous traverse, fulgurantes et parfois déchirantes… Ton texte m’a mis K.O., il a résonné un peu trop fort, un peu trop vite… Merci Marco

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Ce matin, avec une grande nuit de boulot dans les jantes, j’étais si heureux de découvrir ton commentaire que je t’aurais volontiers accompagnée, en dépit de la fatigue, traquer le fantôme du vieux Pessoa, danser ledit tango à Buenos Aires ou tâcher de suivre la descente de Vissostsky, sans omettre bien sûr de donner la réplique à ses coups de gueule. Désolé quand même de t’avoir mise KO. Mais de toute manière, c’est moi qui te remercie.

  7. 5 réactions 4-17-2013

    Je n’sais si je ne peux ou ne veux comprendre le texte et les (la ? ) photos. Quoi ? il veut se persuader qu’on aime toujours ? pour finalement s’avouer qu’on aime qu’un instant, le premier ? ou en tout cas l’instant où rien n’est évident, celui juste avant que ça n’arrive ?
    Je dissèque, et m’en veux de le faire… oh, p’is après tout, le pire aurait été de n’en rien penser du tout !

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Hum ! S’il y a bien une chose en laquelle je ne crois pas, c’est la linéarité des sentiments. J’ai bien dit « linéarité » et non « permanence ». Puis, non, non, relis : je n’ai pas dit qu’on n’aime qu’un instant. J’ai dit que cette faculté d’aimer et d’être aimé(e) en retour ne t’est donnée qu’un instant. Ensuite, il ne reste que confusion, regret peut-être et tout ce temps formidable où tu peux gloser des choses de la vie autour d’un café.

  8. 6 réactions 4-17-2013

    On ne cesse jamais d’aimer… Merci Marco pour ce texte qui accompagne superbement les photos.
    Mon optimisme :) va te dire oui et parce que j’en ai surtout envie!
    J’aime ton texte, ta description de ce moment ou l’amour s’enfuit, ce moment ou cette flamme s’est éteinte, ces moments ou c’était trop ou pas assez et tu as essayé de faire ce qu’il fallait ou tu as cru faire au mieux… et puis l’amour n’est plus…
    A quel moment ca bascule, est ce que tu peux rattraper la mise? ou es-ce reculer pour mieux s’envoler? no lo se!!
    mais on ne cesse jamais d’aimer….
    Merci Marco

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Merci à toi, Stéphanie. Tu constateras que je suis capable de ménager du sentiment dans mes « polars ». J’ignore à quel moment et pourquoi les choses basculent. Je suppose qu’on continuera tous et toujours de l’ignorer. Mais c’est vrai : il y a sans doute un moment où il aurait fallu dire ou faire ou penser et ensuite il est tard. C’est profondément injuste et inepte quand on y pense. Non ?

  9. 19 réactions 4-17-2013

    On part sans même se retourner
    Mais on ne cesse jamais d’aimer
    Parfois on aimerait un signe
    Mais sans rien on se résigne
    On tente de vivre avec
    Juste pour oublier l’échec
    On regarde vers d’autres cieux
    On repart pour d’autres lieux
    On part sans se retourner
    Mais on ne cesse jamais d’aimer
    LN
    Comme tu pourra le lire, tes mots et tes photos ont fait écho … boum en plein cœur et coup de poing au ventre … j’aime le mariage des maux, mots et de tes photos juste très bien vu et senti … la tasse de café que l’on aimerait voir toujours se remplir encore et encore pour pouvoir la boire jusqu’à la dernière goutte … la symbolique de cette tasse à moitié vide ou à moitié pleine … j’aime à penser qu’elle sera toujours à moitié pleine … et bien sûr ce regard de l’homme seul face aux passantes indifférentes, sans doute pressées ou elles aussi ailleurs …

    • 1238 réactions 4-17-2013

      Moi, j’aime à savoir, Hélène, que j’ai frappé juste (Oh ! Mais vraiment ? Dans le ventre ? L’enfoiré !) et j’aime que mes mots en appellent d’autres. Tu noteras cependant que c’est toi qui as avancé le mot « échec ». Et là, je me bluffe moi-même : j’ai un très gros problème avec la notion d’échec. Elle me hante, me bouscule, me paralyse aussi quelquefois… et je suis vachement content (autant qu’étonné) de ne l’avoir pas convoquée pour une fois. A quand ce Fest Noz dans ta grange ?

      • 19 réactions 4-17-2013

        Je fonctionne en général avec mes tripes d’où le « en plein ventre » … j’ai aussi un rapport tendu avec l’échec que j’ai refusé de toute mes forces bien souvent allant jusqu’à me battre contre des murs, remise en question de soi, doutes qui t’envahissent, peurs anciennes qui remontent alors oui je refusais l’échec… allant jusqu’à m’embarquer dans des combats perdus d’avance … et un jour j’ai perdu celui que l’on ne gagne jamais, celui qui emporte quelqu’un que l’on aime plus que tout, j’ai refusé, nié l’évidence, l’issue impossible à changer et je me suis résignée contre mon cœur, contre mes tripes mais par amour, par respect de la volonté de l’autre … depuis je pense que l’échec n’est pas si négatif et je l’assume, il apporte aussi, toute expérience même négative est bonne à prendre elle fait avancer, évoluer, j’ai aussi appris que certains combats étaient perdus d’avance, que d’autres n’étaient pas les miens … mais quand il le faut je me bat jusqu’au bout …
        Ma grange t’accueille quand tu veux pour un Fest Noz, j’aimerai assez voir un italien faire un andro, un anter dro ou une gavotte :)

        • 1238 réactions 4-18-2013

          Oui, oui. On apprend des échecs. Mais j’évoquais l’échec comme constat permanent. Tu sais, le bilan que tu tires de toi-même épisodiquement et puis tu as juste envie de dire « Suis plus là, allez tous vous faire… », mais tu ne le dis pas, parce que dire, c’est beaucoup trop encore.

  10. 1 réactions 4-17-2013

    Bon, j’ai l’impression de tu as lu/vu dans mes pensées/souvenirs…
    Mais je ne sais pas quand, ni avec qui, ni dans quel café je m’en suis souvenu…
    peut-être une autre vie… non, c’est celle-ci,
    me rappelle juste avoir pleuré, mais ce n’était pas la première fois, ni la dernière…

    • 1238 réactions 4-18-2013

      Voilà ! C’est exactement comme ça que ça se passe : je fais mon enquête de quartier, je cerne mon personnage, je l’isole… Non mais, en vérité, le seul vrai truc en écriture, c’est de savoir parler de soi en donnant le sentiment que l’on parle de tout le monde.

  11. 6 réactions 4-18-2013

    Love the coffee drinker in the window … beautifully renendered Marco :-)

    • 1238 réactions 4-18-2013

      Merci Geoff. L’homme au café est en effet focalisateur de cette scène.

  12. 4 réactions 4-18-2013

    … chuuuut … 😉

    • 1238 réactions 4-18-2013

      Mauvais esprit ! En tous les cas, bien heureux que tu aies laissé le lien de ton site. J’avoue avoir un peu de mal à le faire tourner (rapport à – tout le monde le saura ici – ma bécane préhistorique), mais il est tout bonnement superbe !

      • 4 réactions 4-23-2013

        Merci Marco ! Quelques retards pour les notifications sur ma propre bécane bien qu’elle soit elle du dernier cri 😉 Comme quoi… vive les bons vieux solex !

        • 1238 réactions 5-6-2013

          Solex ? Mouais ! Tu parles quand même à un amateur de Harley et de bécanes chromées. Mais soit ! J’encaisse la métaphore.

  13. 18 réactions 4-18-2013

    Tout simplement magnifique ….

    • 1238 réactions 4-18-2013

      Hum ? Magnifique ? Dans la petite famille mots, ce n’est pas du menu fretin, « magnifique », ça ne se sort que les jours de fêtes et dans les grandes circonstances. Merci, Kahina, ma belle.

  14. 14 réactions 4-23-2013

    Je n’arrive pas à dissocier le texte des photos… cette trilogie si bien posée, comme tu sais le faire, au point de ne jamais trop savoir si la photo illustre le texte ou l’inverse…

    Cet homme…dans un café comme sur le seuil de sa vie…

    Je lis, et je me surprends à penser que l’amour entre dans une vie comme cette femme qui passe devant la vitre…il arrive, il est, il disparaît…mais on a toujours la présence, l’ombre, le parfum…le souvenir…jusqu’à la prochaine passante…mais plus jamais la même

    Touchant moment que de comprendre que tu écris ce que j’aurais pu écrire, savourant chaque mot que tu choisis comme j’aurais pu le faire, laisser glisser les mots sous mes yeux comme s’ils coulaient de ma bouche…

    Ne plus vouloir voir, fermer les yeux, ne plus laisser entrer l’amour dans sa vie, comme cette femme dans le champ de vision, le temps d’un café, le temps de penser, le temps de panser…

    Alors passeront les passantes, dans l’indifférence, tant la leur, que celle de cet homme assis là, jusqu’à ce qu’un éclat dans les yeux le réveille de sa douce torpeur…prendra-t-il un autre café, ou bien se décidera-t-il à se lever, et suivre la lumière chaude et rassurante

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Oh ! Je découvre seulement ton texte aujourd’hui, Virginie ! Oui, enfin : tu vois ce que je veux dire. Et je t’ai déjà répondu par ailleurs : je suis ravi que tu sentes à ce point ce que j’ai voulu y dire.

  15. 17 réactions 4-23-2013

    Comme j’aime retrouvé tes mots, si sincères, si vrais. Un texte superbe, accompagné de belles photos. Merci pour ce petit moment.

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Merci à toi Nathalie. Et promis ! Je poste bientôt une suite aux « Cendres de mon père ». Voilà, c’est dit. A présent, il ne me reste qu’à l’écrire. Un détail !

  16. 11 réactions 4-23-2013

    Toute les trois ont le poteaux, plein milieu!!
    Joli les contraste et texte!
    Bonne journée Marco

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Oh, je crois que la photo de rue doit quelquefois sacrifier des choses à l’esthétique et s’accommoder du mobilier urbain. Au début, je passais parfois du temps à tamponner les poteaux, les poubelles, mais c’était selon moi une manière de tricher avec le réel. Ici, le poteau s’affichait mesquinement en plein milieu de ma scène. Bon. Tant pis. Je lui ai dit : « reste là, je m’en fiche » et j’ai tout misé sur la situation.

  17. 24 réactions 4-23-2013

    Tu me fais penser au grand Léo qui a bercé ma jeunesse et qui affirme le contraire « Avec le temps, on n’aime plus… »J’aimerais bien pouvoir te dire l’inverse, mais je crains d’être de l’avis de Léo; ceci dit, la porte doit toujours rester ouverte ou au moins entrouverte…très beau texte!

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Au bout d’un moment, ne plus aimer ou continuer d’aimer revient exactement au même, non ? C’est juste une autre manière d’agiter ses propres motivations.

  18. 7 réactions 4-23-2013

    Légende de la dernière image : « Dans le même plan séquence, dans le même cadre, l’homme quittera la rue des yeux qui plongeront dans la tasse. Comme un dont acte. »

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Oui, c’est exactement ça. On finit toujours par plonger le nez dans le fond de sa tasse.

  19. 7 réactions 4-26-2013

    J’aime beaucoup cette BD photographique immobile. J’aime aussi beaucoup de texte mais ça ne colle pas ensemble.Sans doute le mot aimer n’a pas le même sens u verbe aimer. Sans cesser à la recherche de l’amour, si peu à le trouver. Cette absence ronge les cœurs et chacun trouve un ersatz: un animal, l’argent, son iphone, sa voiture, ses maquettes et j’en passe. Mais l’amour de l’autre humain réciproque, si tu en parles autour de toi c’est si rare et souvent si bref. La sincérité des « je t’aime » au coin de l’oreiller, dans le foin, sur un banc ou dans le noir favorable des saalles de ciné, que vaut elle?
    D’accord on s’en fout! jouissons de l’instant mais ce n’est qu’un instant alors on ne cesse jamais d’aimer ….. 😉 Il faut vraiment s’ennuyer en sirotant son café , seul sur le coin d’une table de bar !

    • 1238 réactions 5-6-2013

      Mais je te rejoins complètement. Quoi ? Aurais-je perdu en route ma réputation de grand cynique ?

  20. 27 réactions 5-13-2013

    C’est drôle, quand je regarde cette photo j’ai l’impression d’être à l’intérieur du café, alors que le point de vue est exactement à l’inverse !… peut-être à cause du texte…

    • 1238 réactions 5-24-2013

      Certainement à cause du texte… et parce que je l’ai moi-même ressenti et vécu comme ça, l’imposant dès lors à mes lecteurs.

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