B Bruxelles, Bd Anspach 01 IXUS

Une après-midi, boulevard Anspach. Un regard en l’air. Je la vois s’encadrer au balcon, jeter cette moue quasi dubitative sur le vaste monde et se retirer aussitôt derrière les rideaux lourds de son petit enclos urbain. On doit y vivre au ralenti et y sentir le rance, pensé-je, machinalement. Mais je ne creuse pas : je me déteste quand ce genre de préjugés me pollue la tête. Je trace ailleurs et je crois bien que je commence à sentir le rance.

  • Où : Bruxelles, Bd Anspach.
  • Quand : 2010.
  • Appareil : Canon Ixus 100.

le 23 février 2011 | rubrique Bruxelles | 2 Réactions | Imprimer Imprimer ou Générer un PDF

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2 Réactions

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  1. 45 réactions 5-1-2011

    J’adore toutes tes photos. Toutes me parlent mais celle que je préfère pour l’instant est celle de cette vieille curieuse qui surveille la rue de son balcon ! En fait, elle n’est peut-être pas si vieille ! Elle est peut-être même plus jeune que moi ! Tout en elle me fait penser à ces commères qui veulent être au courant de tous les cancans du quartier et qui ensuite les répandent autour d’elles en les amplifiant !

    Elles existaient jadis dans toutes les villes.

    Quand, j’étais enfant et que nous pouvions jouer tranquillement dans la rue sans avoir peur de rien, ni des voitures, ni des pédophiles (très à la mode à l’heure actuelle), de telles commères pullulaient. Soit, elle nous épiaient de leur balcon, soit elle écartaient discrètement leur rideau pour surveiller nos jeux. Toute une époque, car nous, les gosses, les ignorions en faisant semblant de ne pas les voir !

    Je me souviens, il y en avait une dans ma rue, désagréable à souhait. Nous roulions en patins à roulettes (en fer à l’époque). Notre plus grand plaisir était de passer et repasser en-dessous de sa fenêtre. Plus elle s’énervait en nous menaçant, plus nous faisions du bruit. Finalement, elle venait ouvrir sa porte et là nous prenions des airs innocents à souhait !

    Aujourd’hui, en ville, chacun reste cloîtré chez soi. On ne connait plus ses voisins, on ne se salue plus ! Est-ce mieux ?

    C’est pour tout cela que ta « vieille au balcon » à fait resurgir tant de souvenirs !

  2. 36 réactions 9-4-2014

    …et dans l’enclos urbain – j’adore ! -, les brasseurs de blé seront toujours aux travaux, les femmes serviront toujours de la soupe de son aux enfants volants remuant et battant des ailes dans leurs rêves prestigieux. Et les vieux épis taiseux, sans plus rien d’envieux, seront toujours envieux d’amours et d’amitiés. Ils parleront toujours de la pointe de leurs yeux où déambule la poussière de leurs rêves prestigieux.

    J’aime particulièrement le titre de ton texte ! … et les oiseaux auront des smarphones !

    Salut berger des mots [ dans l’enclos urbain ] !

    Un sucre d’orge : http://youtu.be/uTiN_Bq7Bl4

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