84 - LE CENERI DEL PADRE : 10. Mambo sur le rivage.

Posté par le 24 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 29 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 10. Mambo sur le rivage.

Alors, il faut pouvoir redescendre à présent, prendre sur soi et se satisfaire de la chose accomplie. Il faut pouvoir affronter les choses à hauteur d’homme : les bonnes et les mauvaises, savoir que la vie ne mise rien pour toi et rien contre toi. C’est juste de la vie. C’est comme ça. Ça prend du moche quand ça lui chante, du bon quand ça lui vient. Ça n’explique pas, ça ne raisonne pas. Et quand ça s’arrête, on n’est pas plus avancé : on se bouloterait tout l’entendement à chercher du sens.

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83 - Un poing, c’est tout !

Posté par le 16 novembre 2011 dans Paris | 40 Réactions

Un poing, c’est tout !

Longtemps, j’ai tissé ma toile entre la ligne 2 et la ligne 9. Je me suis défini un espace vital de Voltaire à Nation et de Charonne à Philippe Auguste. Mais au bout d’un moment, je m’y sentais insipide et diaphane. J’étais comme dans un abri d’illusion, un refuge en toc. Lorsque je m’aventurais à quitter ce périmètre, les murs me montraient le poing et c’était plus fort que moi : je recommençais à agiter de la chimère. Et je me remettais à rêver du long galop chaotique et exaltant sous l’étoile rouge, par les vallées et sur les...

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82 - La lune est menteuse.

Posté par le 14 novembre 2011 dans Ailleurs | 26 Réactions

La lune est menteuse.

Je m’ennuyais sec à Trois-Rivières. J’avais le sentiment de ne plus m’appartenir. Pierre, mon pote, avait disparu depuis trois jours. Il m’avait laissé un mot : « on se reverra à Mtl ». Dans le coin, on écrit « Mtl » pour Montréal et, quand on le prononce, ça ressemble à ça aussi.

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81 - LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Posté par le 7 novembre 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 46 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 9. … Et que la joie demeure.

Il faudrait pouvoir ne jamais oublier la douleur. La conserver comme une chose précieuse, intime, l’alimenter méthodiquement, la questionner, la brusquer quelquefois autant qu’elle nous brusque. Il faudrait pouvoir lutter pied à pied avec la douleur et que pourtant la joie demeure.

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