75 - LE CENERI DEL PADRE : 6. Comme serpents en amour.

Posté par le 22 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 25 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 6. Comme serpents en amour.

Je suis demeuré aux Canali un long moment encore, laissant filer les heures chaudes. Comme Peau de Chagrin, le coin d’ombre et de fraîcheur où je m’étais blotti n’avait d’abord cessé de se réduire. Ensuite, il se grignotait de nouveau un périmètre, reprenait un peu d’ampleur, mais je n’étais toujours pas résolu à bouger. J’avais peut-être encore des choses à creuser par ici, des histoires à me raconter.

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74 - LE CENERI DEL PADRE : 5. L’envol.

Posté par le 12 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 47 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 5. L’envol.

C’est en me plantant à l’ombre d’un pin de la Piazza Bovio, que je me suis remis à écrire. Cela faisait un bout de temps que je ne parvenais plus à écrire et je n’avais aucune raison de penser que ça me reviendrait maintenant, au moment de ramener les cendres de mon père en Toscane.

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73 - LE CENERI DEL PADRE : 4. Tu sais, c’est bête un poulpe.

Posté par le 4 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 29 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 4. Tu sais, c’est bête un poulpe.

A Piombino, il y avait autrefois des métallos et des pêcheurs. Certains, comme Onorigo, le cousin de mon père, étaient à la fois métallos et pêcheurs. Mais la plupart des métallos avaient grandi dans les collines ou l’arrière-pays. Ils avaient été forestiers, paysans, avant que la grande dèche de l’après-guerre ne les poussent à quitter leurs villages pour les aciéries.

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72 - LE CENERI DEL PADRE : 3. « Da qua se ne vanno tutti ! »

Posté par le 1 août 2011 dans Piombino e dintorni, Projet : les cendres de mon père | 38 Réactions

LE CENERI DEL PADRE : 3. « Da qua se ne vanno tutti ! »

J’aime à me rappeler parfois que mon père, Francesco Carbocci, est venu au monde dans une cuisine. Je suppose que tous les enfants d’ouvriers agricoles étaient conçus et naissaient entre le foin et la charrue en ces temps-là. Mais, excepté mon père, je n’ai jamais entendu parler de quiconque ayant eu l’impertinence de pointer le nez directement entre les fettuccini et la polenta.

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